Le grand remplacement, c’est maintenant !

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Can’t we all get along ?

Cette question lancinante évoque, tel un cliché obsolète, la difficile cohabitation des peuples. Connaissez-vous l’astuce à la mode ? Le grand remplacement, c’est maintenant ! Par courtoisie envers mes congénères dont je ne partage pas forcément les opinions, je me ferais donc ici l’avocat du diable quidam identitaire en extrapolant quelques unes de ses idées !

Il aurait été si simple que chacun reste rentre chez soi, n’est-ce pas ? Les africains en Afrique, les européens en Europe et les cabris seront bien gardés. Adieu aux colonisateurs, aux « j’y suis, j’y reste », aux globetrotteurs et autres réfugiés de guerre climatique.  Frontières fermées, couleur de peau uniforme, uniformes brunis par la bruine automnale, qu’il ferait bon de vivre entre français bon teint …

Ce projet idéal pour certains présente une dimension quasi héroïque par son ampleur, et tragique par ses conséquences. Cela mériterait une ode, tiens. J’en examinerai certains aspects, mais commençons par un échauffement. Commençons par parler des Antilles ! Ce pourrait être simple. Ceux qui sont installés en France n’auraient qu’à retourner chez eux ! Mais ce « chez eux », quel est il ?

En tant qu’aire civilisationnelle récente selon les critères de l’historiographie occidentale, considérée par d’aucuns comme un carrefour culturel, les Antilles (françaises) seront un parfait exemple pour illustrer le projet, un cas d’école comme on dit. Oh, de quel projet parlons nous ? Hé bien, de celui qui fait chacun rentrer chez soi, pardi ! Le principe de base repose sur les dernières découvertes archéologiques concernant les dates de migration des peuples à la sortie du continent africain. Le plus anciennement établi obtient une priorité de fait, qui peut se voir opposée aux prétentions d’autres peuples installés ultérieurement sur le territoire concerné, même si le peuple « antérieur » vit actuellement ailleurs. Suis-je assez clair ?

Je précise que ces idées, quoiqu’elles puissent paraître outrageuses à certains, restent partagées par un grand nombre. Indice, lisez les commentaires sur les sites communautaires, de quelque obédience qu’ils soient d’ailleurs …

Rentrons dans les détails techniques !

Prenons donc les originaires des Antilles comme seuls et uniques dépositaires d’un droit d’occupation légitime. Hmm, nous compterons donc sur un accroissement démographique de la réserve amérindienne dominicaise et des apports ciblés des populations de l’Orénoque, pourquoi pas ? Un retour des Garifunas, à envisager … Vous savez, ils se sont métissés aux Caraïbes depuis quelques siècles, on peut leur donner le bénéfice du doute. Par contre, les nèg marrons qui font régulièrement l’objet de chansons, d’articles et de commémorations, qu’ils retournent d’où ils viennent ! Il ne faut pas exagérer, n’est-ce pas. Sinon, ils useront de leur ancestrale propension à la révolte pour inciter le peuple afro-descendant au trouble et à la discorde !

Si l’on rend ces territoires aux amérindiens, il est certain que le nombre d’habitants au km² chutera drastiquement. La nature reprendra ses droits et recouvrira peu à peu le bétonnage systémique qui sévit actuellement. Dans une espèce de fantasme du bon sauvage, nous envisageons que les amérindiens ravis de récupérer leurs terres (enfin, plutôt celles des ancêtres de leurs cousins éloignés) ne prendront que quelques générations à transformer ces îles décadentes en paradis terrestres. Ou alors, ils squatteront les villas et reproduiront les vices modernes de nos sociétés hiérarchisées, qui sait ?

Quant aux autres, ouste, retournez en … Afrique ? Je sens poindre un problème de définition du « Noir ». Serait-ce une affaire de « goutte de sang » ? De culture ? De mélanine ? Du chocolat bounty à l’albinos, des cas particuliers nous gênent. Heureusement que les Syriens, Chinois et autres Indiens ne se mélangent pas autant ! Ils auront moins de mal à savoir où rentrer. Quoique. Mais je ne suis pas spécialiste, à chacun son fardeau !

Problème, où rentrer ? Alex Haley a fait rêver nombre d’afro-descendants, avec ce retour aux sources littéral dans son village d’origine. Mais la plupart d’entre nous ignorent ne serait-ce que l’ethnie dont ils proviennent. Les expériences du style « Black starliner » ne provoquent certes pas l’enthousiasme des foules, mais passons. Posons comme hypothèses, un appui massif de l’opinion pour ce processus de retour aux sources OU une force de coercition massive qui ne laisse que peu de choix aux voyageurs contraints.

Examinons l’une et l’autre solution.

Premier cas, nous cherchons une acceptation passive mais irrémédiable du peuple. Nous userons des canaux habituels de la communication : labels d’artistes accommodants, chansons de carnaval, campagnes de promotion touristique, offres d’emploi, émissions radiophoniques ou télévisées, talents comiques des internets, associations et démagogues …

Je sais que l’on aurait pu aussi vanter le retour aux racines, un mode de vie plus sain et une conformité identitaire avec soi-même mais honnêtement … depuis le temps que ces discours circulent, combien ont franchi le pas ? Non, il faut des mesures radicales !

Oui, je sens poindre vos critiques, cela ne marchera jamais, les gens sont attachés à leurs îles, ceux qui sont prêts à partir sont minoritaires, etc ! Ah ah, c’est là qu’intervient la phase active de gentrification inversée ! Développons l’immobilier à outrance, pour que les négropolitains ne soient plus dépaysés en visitant la grisaille des forêts d’immeubles de la Pointe ou de Foyal. Autre solution, la balkanisation par l’aggravation calculée des conflits sociaux auxquels les représentations raciales seront délibérément intégrées, ouvrant la voie à de possibles affrontements de type guerre civile, ET donc son corollaire qui est l’exponentielle activité migratoire !

Quoi d’autre … empoisonnement des terres, c’est fait, économie de comptoir/de rente ne laissant que trop de place au chômage endémique, aussi … développement de la culture des gangs à l’américaine, pareil … La nature semble même nous donner un coup de pouce, avec les arrivées périodiques de sargasses, qui bien qu’utiles à l’agriculture, sont dommageables aux louables efforts des forçats du tourisme. Ne manque plus qu’une bonne combinaison de séismes, de cyclones et … bon c’est déjà assez, il ne faut pas exagérer non plus, ce n’est pas comme si quelqu’un aurait en plus l’idée d’inoculer sciemment les gens avec des maladies contagieuses !

Bref, avant même que la manière forte soit envisagée, vous pensez bien que l’émigration de masse nous aura déjà mâché le travail ! Ah, j’oubliais. Finissons en avec les avantages sociaux, retour aux législations de l’époque coloniale : d’une pierre deux coups, nous éliminons les fonctionnaires locaux et les chasseurs de primes du continent !

Nous en revenons à la logistique, il faut organiser le départ et l’accueil. Qui paie ? C’est simple, pourtant. Un tel transfert de masse  n’accepte pas de demi-mesure. Ainsi donc, le trésor public sera mis à contribution, aussi bien que les économies de la populace, aisément captées dans leurs réservoirs bancaires.  Quant à ceux qui ont un matelas … ils ne le cacheront pas longtemps !

Oui, je sais, avec toutes ces mesures, on frôle déjà la coercition …

Mais continuons. Des tests génétiques pourront être réalisés pour déterminer le gène ethnique majoritaire de chacun, et délimiter de façon plus ou moins large la région d’accueil correspondante. Les archives départementales seront mises à contribution aux côtés des généticiens les plus illustres, afin de réduire une compréhensible marge d’erreur. Les antillais, moins ravis d’arriver autre part que pressés de partir, prendront alors le premier catamaran venu …

Oui, je sais, la plupart aurait envisagé de partir vers la mère patrie et non vers la terre mère. Posons comme postulat le retour de la France « éternelle », un peuple martelant à ses frontières des grillages anti Schengen pour dissuader la gueusaille en shenteng.

Ils seront donc accueillis par leurs frères de l’autre côté de l’océan, qui devront intégrer une population importante numériquement. Faire des papiers, chercher un travail, très bien, il faudra aussi … chercher un logement. Il y a ceux qui bénéficieront d’amitiés locales, ceux plus nombreux qui se retrouveront dans des camps de réfugiés, ou dans des bidonvilles, ceux qui partiront vers les campagnes … Ah, j’oubliais. Il faudra s’assurer de la coopération des pays d’accueil, ce qui n’est pas donné d’avance. Quoique, les fonds numéraires évoqués plus haut seraient, je suppose, autant utiles à la logistique du déménagement qu’à celle de l’installation même. Pourquoi pas. L’Union Africaine sera sûrement ravie d’accueillir sa diaspora perdue. Espérons que cela ne déclenche pas de troubles ethniques …

Il s’agit donc là, je le rappelle, de la solution pacifique (et je n’ai même pas parlé des autres communautés, comme les Syriens qui retourneraient … heu, oui je comprends qu’ils ne veuillent pas vraiment y retourner en ce moment …)

L’autre option, plus vraisemblable, reposerait sur l’usage de la force. Quelle armée serait mise à contribution? Si l’on place ce projet dans une vision mondiale, on peut penser que le Conseil de Sécurité de l’ONU aura donné son aval (ah ah). On pourrait en appeler à l’OTAN ? Ou à de vils mercenaires ? Les deux, peut être.

Le gouvernement français, héroïque dans l’application impopulaire de son programme pourtant populiste, lève les troupes armées nationales débarrassées de leurs éléments … problématiques et le cas échéant, en appelle à la solidarité européenne ! Il enjoint même les États-Unis à la responsabilité.

Aïe, il va y avoir un petit souci, là.

Que faire des États-Unis ? Enfin, je veux dire … Si les WASP doivent rentrer chez eux, très bien, très bien. Encore faudrait-il qu’ils le veuillent. Et avec le bordel que représentera l’expulsion de millions de personnes vers les autres continents, l’accueil simultané d’autres millions de personnes serait … un défi ? Les décideurs rentreraient définitivement dans l’histoire (davantage que les petites mains de la logistique, mais c’est la vie, que voulez-vous). Mais si les WASP décidaient de rester aux USA, qui les en empêcherait ? Il faudrait alors reposer sur la force de persuasion d’une coalition de pays aux populations plus ou moins homogènes ethniquement parlant. Hmm, l’Inde par exemple. Le Japon, aussi. L’Iran peut-être. La Chine, encore qu’ils auraient aussi beaucoup de mal à récupérer tous leurs ressortissants outremer. Mais dites donc, cela pourrait bien devenir une guerre mondiale !

D’ailleurs, si l’on retourne en France, réfléchissons bien. Une fois tous les « bronzés » mis à la porte, ce sera le tour des roumains, des polonais, des italiens, des espagnols, des allemands (bien sûr, quelle question !) et des anglais. Les petites suédoises et les ukrainiennes fleuries feront l’objet d’un bref complot consensus au sein du patriarcat amateur de boudoirs, mais hélas pour eux, pas de compromis, tout le monde dehors ! Je suppose que l’élite parisienne fera ensuite le ménage jusqu’au bout et boutera hors d’Ile de France tous les bretons et les auvergnats ! Et ainsi de suite.

Allons plus loin, que ferons-nous de l’Amérique Latine ? Avec leurs populations largement métissées, ils poseront du fil à retordre aux généticiens ! A moins que l’on installe tous les métis du monde entier sur un seul territoire ? Mais lequel ? Pas en Australie, elle sera redonnée aux aborigènes. En Antarctique ? Pourquoi pas, mais il y fait si froid, nous ne sommes pas si cruels … Ah, sur Mars ! Parfait, personne n’y a encore mis les pieds. Plus de métissage, et un retour à la pureté raciale au niveau mondial, plus de mécontents ! De plus, ils feront avancer la cause spatiale, et enverront des matières premières précieuses à la Terre. Espérons qu’ils ne forment pas là haut une armée extraterrestre (sic) pour revenir imposer leur idéologie contre-nature !

Certes, beaucoup perdront leur travail : les ONG humanitaires, les associations antiracistes, la BAC … Hé oui, grâce à l’expulsion des non-originaires, plus de trafic de drogue, c’est évident ! Tout le monde ira à la messe le dimanche, et on ira faire ses courses en sabots. On en reviendra aux bonnes vieilles querelles de clocher (non comparables aux querelles de « quartiers », voyons). D’ailleurs, pour stabiliser les choses, on pourrait même interdire les voyages afin d’éviter des implantations illégales. Plus de tourisme, mais on vivra enfin entre nous !

Hélas, je suis désolé de décevoir ceux qui auraient pris goût à cette escalade des possibles, mais il me semble que je me sois emballé. Impossible d’envisager la solution violente de déplacement forcé de populations dans un état de droit. De droit ? Ah ! Eureka, il suffit donc de mettre fin à la démocratie, et d’instaurer un régime autoritaire ! Comptant sur l’endoctrinement inhérent à ce type d’organisation politique, la population de souche fera feu de tout bois aux dépens de la population candidate malheureuse au départ. Pour faciliter une certaine uniformité des démarches entre les pays occidentaux, il serait donc souhaitable que des régimes autoritaires s’implantent dans toute l’Europe. Voire … dans le monde entier !

La dictature à l’ancienne, mitraillettes à la main ? Hmm, pas sûr que cela puisse s’imposer partout sans dégâts. Ou alors, comptons sur nos amis de la vallée du silicone pour établir un homme nouveau, consommateur malléable prêt à suivre les injonctions de sa « marque » préférée. J’ai entendu dire qu’ils travaillaient sur la question …

Bref, comme vous le voyez, ce n’est pas si simple ! Le retour massif aux sources est difficilement applicable aujourd’hui, en dehors des démarches ponctuelles d’individus conscientisés. Résumons donc : pour faire partir une population, on peut rendre leur pays d’accueil particulièrement inhospitalier et vanter les rivières de lait et de miel du pays originel. S’ils refusent, il faut prendre les armes, et appliquer le droit du plus fort mais cela … il faut en assumer les conséquences, messieurs dames !

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De Madi à Paris : Travail, famille, patrie

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Paris est la destination phare pour tout antillais convenable. Et l’explication est simple et se retrouve dans cette déclinaison de mots totalement innocente et désintéressée : Travail, famille, patrie.

 

Dans une région francilienne en pleine sinistrose suite à des événements particulièrement belliqueux, tout était à reconstruire il y a quelques dizaines d’années ! Les antillais décidèrent unilatéralement qu’il fallait laisser derrière eux bœufs, cochons et cabris afin d’apporter leur concours à la croissance de la mère patrie, et qui par bateaux, qui par avions, qui à la nage ou par avirons, ils partirent enjamber l’eau le cœur rempli d’une ardente fougue citoyenne. Humilité et sens du devoir les caractérisant, ils privilégièrent les métiers les plus exigeants et les moins valorisés, afin de redonner espoir et motivation à leurs compatriotes par la vertu de l’exemple. Ils prouvèrent en effet leur valeur, même au prix de certaines difficultés du quotidien, et quoi de mieux pour cela que le très christique exemple de la souffrance silencieuse et déterminée ? L’indolence n’était guère de mise, balayée par un professionnalisme quasi sacrificiel et un dédain remarquable pour les amusements futiles. Ainsi, d’année en année, les antillais firent honneur à leur réputation qui aux yeux de leurs bien aimés compatriotes demeure à ce jour celle de stakhanovistes persistants et déterminés.

Le temps passant, l’attrait pour la métropole ne faiblissait pas, et l’évolution des moyens de transport aidant, des familles entières s’installèrent sur place, alimentées progressivement par de nouvelles générations en quête d’accomplissement personnel par le travail libérateur. Enracinés à cette nouvelle terre, les antillais s’intégrèrent harmonieusement au sein de la grande famille française qui ne manquait jamais une occasion de leur signifier son attachement et son respect. Grâce soit rendue aux valeurs morales chrétiennes, qui inspirent jusqu’aux plus hauts représentants de l’Etat, lesquels donnent un précieux exemple de justice, de droiture et d’excellence à notre jeunesse vaillante et motivée non par l’appât du pain ni par l’instinct du gredin, mais bien par la morale de l’honnête homme républicain ! Assume, disait l’autre. Hé bien, demandez autour de vous, les antillais sont toujours prompts à « assumer » leurs responsabilités, tant et si bien qu’un surnom générique leur est usuellement attribué en honneur à une figure mythologique. Tels des Atlas des temps modernes, ils soulèvent le monde à la force de leurs bras et élèvent les consciences par leurs mentalités positives fondées sur l’équilibre de leurs cellules familiales.

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La patrie,  justement, est cette grande famille dont ils se réclament. Phares de la civilisation française dans l’océan, les Antilles partagent ce rêve d’apporter leurs rayons à la flamme glorieuse du pays de la Liberté. Aux lumières trop brusques des torches et des fanons, ils préfèrent celles des bons vieux lampadaires des rues foyalaises ou parisiennes, qui semblent avoir été créés pour apporter des contrastes aux êtres et aux choses, dans le seul plaisir du photographe ou du peintre passionné. Ô, lampadaires, pylônes symboles de la conquête de la nuit, symboles des impôts utilement dépensés … De Madi à Paris, il n’y a qu’un pas, qui passe désormais souvent par l’aéroport. Mais il me vient à penser …si la tectonique des plaques voulait bien accomplir un dessein merveilleux, elle aurait charroyé nos îles au large des côtes d’Aquitaine, à quelques heures à peine de Paris ! Finies les tracasseries administratives qui font penser aux bailleurs ou aux chalands étourdis que les Antilles sont un pays étranger, voire … une colonie. Mais je m’égare.

Au jour d’aujourd’hui, le débat est clos, même si des esprits chagrins le déplorent. Oui, l’assimilation est une réussite, qui ne laisse aucun doute à une large majorité de nos compatriotes.

Nous ne pouvons que déplorer les sursauts haineux qui animent certains partisans éparpillés de la scission, rejoignant en cela les vœux les plus chers de certains militants dits identitaires ! Je m’adresse à eux, frères patriotes dont l’esprit est, c’est compréhensible, inquiet des ravages de l’immigration, sachez que nous aussi, nous vénérons les statues de Jeanne d’Arc, rejetons le grand remplacement, mangeons du saucisson et buvons du vin (à l’occasion) ! Non, nous ne voulons pas de l’indépendance ! Péyi a, cé ta nou ! Oui, la France aux français, et les Antilles aussi !

Midnite Hours

The dawn is nigh and they shall rise again

Clear water visions of deception and pain

I dried the spring, the fountain and the rain

Drinking with the fools & became one of them

So long I’ve been waiting for the curtain call

Craving for the prize but it meant none at all

I was blessed though and could seize the bliss

Would I confess my sins and forget the past

The Bottle

I have no memories left of such days

When flying high was worth the pain

I woke up shaken this morning again

From dusk to dawn falling in the maze

From Friday night bottles to early raised flasks

Fake smiles arise at night among those lying masks

Right there next to me there is an empty space

‘Tis my twin who made it in another time & place

Salute to those that passed and to their dead heroes

Some took the prize while others just paved the road

Burned one’s leisure by too many high degrees doses

I shall lead charge again ‘cuz I am King of the Throwed